Applications et sites de rencontre
Disons Demain avis : un site de rencontre pour les plus de 50 ans
Disons Demain avis : à qui s'adresse ce site du groupe Meetic, ce qu'il propose, ce que dit son aide en ligne sur l'abonnement, et comment s'inscrire en sécurité.
Publié le 4 octobre 2026

Retrouver quelqu’un avec qui partager les soirées, les voyages ou simplement un café du dimanche n’a rien de ridicule à cinquante ans passés. Beaucoup de lecteurs se posent pourtant la même question avant de s’inscrire quelque part : ce site est-il fait pour moi, et que va-t-il me coûter ? Cet avis sur Disons Demain s’appuie sur l’aide en ligne du service, lue le 04/10/2026, et sur des sources officielles. Là où une information manque, nous le disons.
Un site pensé pour les plus de 50 ans
Disons Demain est le site de rencontre du groupe Meetic destiné aux plus de 50 ans. Il propose des rencontres, des événements entre célibataires et du coaching en direct. Son appartenance au même groupe que Meetic ne dit rien de sa qualité en soi, mais son aide en ligne est organisée par rubriques, ce qui facilite la lecture avant de s’inscrire.
L’intérêt d’un site dédié à une tranche d’âge est assez simple à comprendre. En France, l’usage des sites de rencontre baisse avec l’âge : en 2013, 29 % des 26-30 ans s’étaient déjà connectés à un site de rencontre, contre 6 % des 51-55 ans et 3 % des 56-60 ans (Ined, enquête Épic 2013-2014). Sur un site généraliste, la population est donc plus jeune, et l’on peut s’y sentir à contretemps. Un site pour les plus de 50 ans évite de se retrouver au milieu d’une population majoritairement jeune (Ined, 2016).
Il ne s’agit pas de se cacher, mais de choisir un endroit où trouver quelqu’un de son âge, avec la même étape de vie. Que ce soit après un veuvage, un divorce ou de longues années de célibat, chacun arrive avec son histoire, et c’est précisément ce que ce type de site cherche à accueillir.
Ce que le site propose : rencontres, sorties, coaching
Trois choses ressortent de l’aide en ligne : les rencontres en ligne, les événements entre célibataires, que le service appelle « Events IRL », et le coaching en direct.
Les événements sont sans doute la partie la plus rassurante pour qui n’aime pas échanger des messages pendant des semaines. Se retrouver autour d’une sortie permet de voir comment l’autre parle, rit, écoute. Le coaching, lui, s’adresse à celles et ceux qui souhaitent être accompagnés dans leur démarche, que ce soit pour oser écrire, rédiger un profil ou préparer un premier rendez-vous. Nous n’avons pas relevé de tarif ni de modalités précises pour ces services : renseignez-vous directement auprès du site avant de vous décider.
Un événement n’oblige à rien : on vient, on regarde, on discute si l’envie est là.
Abonnement : ce que dit l’aide en ligne
C’est ici que la prudence s’impose. Aucune page publique de Disons Demain ne publie de tarif : le prix de l’abonnement s’affiche après l’inscription (Disons Demain, aide en ligne, 04/10/2026). Nous ne vous donnons donc aucun montant, parce que nous n’en avons aucun de vérifié.
Deux rubriques de l’aide en ligne méritent d’être lues avant de payer : « Quelles fonctionnalités sans abonnement » et « Je veux arrêter mon abonnement » (Disons Demain, aide en ligne, 2026). La première indique ce que l’on peut faire sans payer, la seconde explique comment mettre fin à l’abonnement. Nous ne recopions pas leur contenu, qui peut changer, et nous vous invitons à les consulter à la date où vous vous décidez.
Nos conseils, simples et sans pression. Inscrivez-vous, regardez ce que l’on peut faire sans abonnement avant de souscrire. À l’écran de paiement, repérez le prix, la durée d’engagement et le montant total. Notez la date de fin d’engagement.
Se lancer sans se sentir à la traîne
Le sentiment d’être resté sur le bord de la route après des années en couple, la peur de se ridiculiser à son âge, se comprennent très bien. Beaucoup se demandent comment reprendre confiance, et ce qui a changé depuis leur dernière rencontre. Selon l’Insee, 59 % des 18 ans ou plus vivent en couple en 2019, contre 62 % en 1999, et les remises en couple ne sont ni immédiates ni systématiques (Insee Première n°1937, 2023). Autrement dit, recommencer est une expérience partagée, pas une anomalie.
Concrètement, quelques idées pour recommencer en douceur, en prenant son temps : on peut très bien sortir de chez soi pour un café avant même de répondre à un premier message. Choisissez des photos récentes et simples, un sourire, un lieu qui vous ressemble. Décrivez ce que vous aimez faire plutôt que ce que vous ne voulez plus vivre. Écrivez un premier message qui s’appuie sur un détail du profil de l’autre, en deux à quatre lignes, avec une seule question à la fin. Si l’on ne vous répond pas, un silence est une réponse : une relance bienveillante après 48 à 72 heures, pas davantage.
Et si le petit frisson revient, tant mieux : la complicité qui naît d’une vraie rencontre n’a pas d’âge, et l’on peut oser de nouveau. Il se goûte avec délicatesse, à son rythme, et le consentement de l’autre est toujours la règle. Depuis la loi du 6 novembre 2025, il doit être libre, éclairé, spécifique, préalable et révocable, et il ne peut pas se déduire d’un silence (vie-publique.fr, 2025). Un refus se respecte, sans discussion.
Arnaque sentimentale : le sujet dont on parle avec franchise
C’est le point le plus sérieux de cet article. Chaque année, des milliers de personnes se font piéger en France par des arnaques sentimentales, et près de 80 % sont des femmes de plus de 50 ans (INC, 16/10/2024).
Il commence souvent sur un site de rencontre ou un réseau social : l’escroc exprime des sentiments forts, installe la confiance, puis demande de l’argent sous un prétexte urgent, frais médicaux, problèmes administratifs, difficultés judiciaires (INC avec Cybermalveillance.gouv.fr, 2024). Le signal qui doit alerter est constant : la personne prévoit de vous rencontrer, mais cela n’arrive jamais (INC, 2024).
La règle qui protège de tout : ne jamais donner d’argent à quelqu’un que l’on n’a jamais rencontré dans la vraie vie, et demander l’avis d’un proche avant d’agir. N’envoyez jamais d’image intime à une personne jamais rencontrée : la menace de les publier pour obtenir de l’argent s’appelle la sextorsion, et c’est un délit (Service-Public, fiche F34124, 2025).
Si vous avez un doute ou si vous êtes déjà victime : coupez la relation même si l’on vous menace, gardez les preuves (messages datés, numéros, paiements), contactez votre banque si l’escroc détient vos coordonnées, puis déposez plainte au commissariat, à la gendarmerie ou en ligne sur THESEE, la plateforme du ministère de l’Intérieur (Ma Sécurité, 31/08/2026). Info Escroqueries répond au 0 805 805 817 (Service-Public, F34124). Notre page sur l’arnaque sentimentale détaille chaque étape.
Un réflexe utile : les 55-75 ans se renseignent souvent auprès de leur banque (46 %) et des services publics (48 %) avant d’agir en ligne (Cybermalveillance.gouv.fr, baromètre Ipsos 2026). Appliquez ce réflexe à la rencontre : en cas de demande d’argent, parlez-en d’abord à quelqu’un de confiance.
Le premier rendez-vous et les données personnelles
Pour une première rencontre : un lieu public, un café ou un parc, un proche prévenu qui sait avec qui vous êtes, où et à quelle heure, un trajet que vous organisez vous-même, et la liberté de partir si quelque chose ne vous convient pas.
Côté données, la CNIL invite à lire la politique de confidentialité avant de s’inscrire, car on partage souvent bien plus que ce que l’on pense. Sans réponse claire sur l’usage des données, « mieux vaut passer votre chemin » (CNIL, 25/11/2025).
Où aller ensuite
Pour situer Disons Demain parmi les autres options, notre comparatif des sites de rencontre présente à qui chaque site convient, avec des prix datés quand ils existent. Le guide du meilleur site de rencontre sérieux aide à choisir selon votre situation, et notre avis sur Meetic détaille le site généraliste du même groupe.
Dernière idée, la plus douce : ne vous donnez pas d’échéance. Un premier message, une sortie entre célibataires, un café avec quelqu’un qui vous a plu : chaque pas compte, et aucun n’est ridicule.